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Facteurs liés à la famille

Des liens familiaux solides sont un des plus importants déterminants du bien-être de l'enfant. Pour les jeunes enfants, des liens solides les unissant à leurs parents ou aux personnes qui prennent soin d'eux sont essentiels à leur bon développement. Les parents et les tuteurs jouent un rôle essentiel, car ils fournissent de solides assises qui favorisent l'épanouissement des enfants.

Une famille unie dont les membres se soutiennent les uns les autres est associée à une détresse émotionnelle moindre (Hilario, et coll., 2014), alors que l'absence de soutien et de liens solides au sein de la famille peut accroître le risque de problèmes de santé mentale comme les idées suicidaires (Smith et coll., 2011).

Facteurs liés à l'école

Les lacunes au chapitre de la scolarisation ou, dans certains cas, l'absence de scolarisation formelle, peuvent créer des difficultés pour les enfants immigrants et réfugiés lorsqu'ils vont à l'école au Canada.

Cette situation touche particulièrement les enfants réfugiés, qui peuvent avoir été obligés d'abandonner leurs études pendant un conflit violent ou un déplacement forcé. De plus, les lacunes en matière de littératie et de numératie dans leur langue maternelle peuvent rendre plus difficile l'acquisition de ces connaissances après la migration.

Facteurs liés à la communauté

Après la migration, le niveau d'acceptation et de soutien social que les enfants réfugiés perçoivent dans la communauté d'accueil joue un rôle important dans leur adaptation psychologique et leur bien-être.

Un soutien social solide est lié à une diminution du nombre de problèmes de santé mentale, tandis qu'un soutien social insuffisant est lié au TSPT, à la dépression et à d'autres problèmes de santé mentale et maladies mentales (Betancourt et Khan, 2008). En outre, le racisme et la discrimination accroissent les risques pour la santé mentale et le bien-être des enfants et des jeunes réfugiés.

La détérioration du sentiment d'appartenance à la communauté ethnoculturelle est un autre facteur de risque pour les enfants. Tel qu'indiqué dans la section sur l'adaptation et l'identité culturelle, il peut être bénéfique pour les enfants de développer une identité « équilibrée » au sein de plusieurs cultures. La formation de liens sociaux ou l'adoption des pratiques culturelles de leur communauté ethnique peut renforcer l'acculturation positive (Centre d'excellence de l'Ontario en santé mentale des enfants et des adolescents [CEOSMEA), 2015).

Des déménagements successifs après la migration peuvent être un facteur de risque qui déstabilise les enfants (CEOSMEA, 2015).

Parmi les facteurs de protection liés à la communauté, citons la participation des enfants à des activités communautaires, l'accès à des ressources sociales et communautaires, le bénévolat et la possibilité de jouer un rôle de chef de file au sein de la communauté (CEOSMEA, 2015).

Question de récapitulation

Vrai ou faux?

Dans bien des cas, dans les premiers mois suivant leur arrivée au Canada, les familles de réfugiés s'efforcent de subvenir à leurs besoins immédiats et de planifier leur avenir plutôt que de composer avec les expériences qu'elles ont vécues.

Vrai