Les Nations Unies considèrent que les personnes « âgées » sont celles de plus de 60 ans. Toutefois, des référents socioculturels sont également utilisés pour définir l'âge, y compris divers facteurs comme le statut familial (grands-parents), l'apparence physique et l'espérance de vie dans la région d'origine de ces personnes, ce qui entraîne des définitions différentes entre les pays en développement et les pays développés (UNHCR, 2022).
Les nouveaux arrivants âgés constituent une faible proportion (3,3 %) des nouveaux immigrants et des réfugiés. Certains rejoignent leur famille après son arrivée au Canada (Gouvernement du Canada, 2021).
La plupart des immigrants âgés récents font partie de la catégorie Regroupement familial (88 % en 2017; généralement parrainés par leurs enfants adultes), ou de la catégorie des réfugiés réinstallés et des personnes protégées (9 % en 2017) (Gouvernement du Canada, 2019c). Ces chiffres sont en hausse depuis quelques années en raison du nouveau programme d'immigration des parents et des grands-parents.
Les effets des traumatismes, le déplacement forcé, les longues périodes de déplacement, l'exposition aux maladies, la malnutrition et le manque de soins de santé ont des répercussions graves sur la santé physique et mentale des réfugiés âgés. Les problèmes de santé mentale et les maladies mentales peuvent être des enjeux de taille pour les immigrants âgés au cours des premières années suivant leur arrivée en raison du manque d'accès aux soins et de l'aggravation de maladies chroniques.
Les personnes âgées ayant immigré récemment sont moins susceptibles que les personnes âgées nées au Canada de déclarer être en excellente ou en très bonne santé (Gee et coll., 2004; Um et Lightman, 2017) et peuvent subir l'inverse de « l'effet de la bonne santé des immigrants » (Gee et coll., 2004). Les immigrants âgés récents rapportent un état de santé moins bon. Toutefois, au fil des années passées au Canada, ils sont plus susceptibles de considérer que leur santé s'est améliorée (Gee et coll., 2004).
Les immigrants racialisés âgés de sexe masculin sont plus susceptibles de déclarer être en mauvaise santé que les hommes âgés nés au Canada, tandis que les immigrantes racialisées âgées arrivées récemment sont moins susceptibles de déclarer être en mauvaise santé que les femmes âgées nées au pays (Kobayashi et Prus, 2012).
Lorsqu'on tient compte d'autres facteurs, cette différence au chapitre de l'état de santé persiste pour les immigrants racialisés âgés de sexe masculin arrivés récemment, mais la situation des immigrantes racialisées âgées devient comparable à celle des femmes nées au Canada (Kobayashi et Prus, 2012).
Il se peut que les fournisseurs de services de santé ne remarquent pas les symptômes associés aux problèmes de santé mentale et aux maladies mentales ou posent un diagnostic erroné parce qu'ils croient qu'il s'agit du vieillissement normal. Cela atténuera la qualité de vie des personnes âgées et peut avoir des conséquences graves comme le suicide (Fiske et coll., 2009).