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5.3.1

Immigrants et réfugiés 2SLGBTQ+

Un grand nombre de personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queers ou en questionnement et d'autres personnes non cisgenres et non hétérosexuelles qui ne sont pas incluses dans l'acronyme 2SLGBTQ+ font l'objet de discrimination et de préjugés en raison de l'intolérance, de l'ignorance et de mythes entourant les différences en ce qui concerne le genre et l'identité sexuelle. La crainte d'être persécuté, la discrimination et la stigmatisation constante compromettent le bien-être mental et empêchent de jouer un rôle actif dans la société.

Il s'agit d'un problème grave à l'échelle mondiale, car les personnes 2SLGBTQ+ continuent d'être persécutées dans un grand nombre de pays. En 2019, les relations sexuelles entre personnes de même sexe étaient considérées comme un acte criminel dans soixante-neuf pays; dans onze d'entre eux, ces relations sont passibles de mort (Association internationale des lesbiennes, des gays, des personnes bisexuelles, trans et intersexuelles, 2019; Gouvernement du Canada, 2020). Dans plusieurs autres pays, les personnes considérées comme 2SLGBTQ+ peuvent être tuées pour protéger l'honneur de la famille, exécutées sans autorité légale, ou blessées de plusieurs autres façons.

Le Canada accorde l'asile aux personnes qui font la démonstration d'une crainte fondée de persécution basée sur leur orientation sexuelle (Citoyenneté et Immigration Canada [CIC], 2012; Gouvernement du Canada, 2020; CISR, 2021). De 2013 à 2015, quelque 2 400 demandes d'asile ont été approuvées sur la base du statut de minorité sexuelle et de genre. Le taux d'approbation des demandes présentées par ce groupe est plus élevé que d'autres catégories de demandes d'asile (Molnar, 2018). De plus, le Canada a créé le Rainbow Refugee Assistance Partnership en 2019, qui a pour but de soutenir les réfugiés 2SLGBTQ+ parrainés par le secteur privé qui fuient la violence et la persécution (Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada [IRCC], 2019).

Terminology

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Les fournisseurs de services voudront peut-être laisser aux clients le soin de choisir le terme qu'ils préfèrent utiliser pour se nommer et affirmer leur identité (Abramovich et Shelton, 2017; Heartland Alliance for Human Needs & Human Rights, 2012; Heartland Alliance for Human Needs & Human Rights, 2013).