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9.1.1

Stratégies de promotion de la santé mentale

Les immigrants et les réfugiés ont des besoins variés en matière de santé mentale dont doivent tenir compte les stratégies de promotion de la santé mentale et les solutions connexes. Un nombre croissant de recherches indique que les initiatives qui ciblent des groupes et des milieux précis, comme le domicile, l’école, le lieu de travail et la communauté, donnent les meilleurs résultats (CSMC, 2012; Im et Rodriguez, 2019).

La Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé définit cinq domaines d’action sur lesquels doit reposer toute stratégie de promotion de la santé :

(Gouvernement du Canada, 1986)

Établir une politique publique solide et défendre les intérêts afin de favoriser l’équité

Les politiques et les stratégies de défense des intérêts doivent comprendre un ensemble d’initiatives individuelles et sociales débouchant sur un engagement politique ou le soutien d’un objectif ou d’un programme de santé précis (Nutbeam, 1998).

À part Alberta [anglais], aucune province et aucun territoire n’ont adopté des stratégies de promotion de la santé axées sur les immigrants et les réfugiés. La Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada (2012) formule des recommandations afin d’améliorer la santé mentale et le bien-être des immigrants et des réfugiés au Canada. Ces recommandations sont présentées dans l’orientation stratégique 4, priorité 4.2 : Améliorer les services et les formes de soutien en santé mentale destinés aux immigrants, aux réfugiés et aux membres des groupes ethnoculturels et racialisés.

Elles comprennent les suivantes :

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    Accroître l’utilisation des normes en matière de compétence culturelle et de sécurité culturelle, notamment par le biais des organismes d’agrément et des associations professionnelles.

  2. 2

    Donner de l’information et élargir l’accès aux services, traitements et formes de soutien en diverses langues.

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    Mieux évaluer dans quelle mesure le savoir traditionnel, les coutumes et les pratiques ancestrales peuvent aider à traiter les problèmes mentaux et les maladies mentales et favoriser le recours aux méthodes qui ont fait leurs preuves.

    Pour ce faire, il faut cerner les obstacles qui empêchent d’accéder aux soins : stigmatisation, honte de la famille, peur, traumatismes vécus, expérience négative lors des efforts déployés dans le passé en vue d’obtenir de l’aide, méfiance à l’égard du système de santé ou des fournisseurs, médicaments et effets secondaires, difficulté à révéler le trouble mental, etc.

  4. 4

    En concertation avec les services de santé mentale et les autres systèmes, appuyer les organismes de la communauté servant les immigrants, les réfugiés et les groupes ethnoculturels ou racialisés dans leur démarche pour cerner les besoins et les forces des communautés qu’ils desservent et pour intervenir au niveau des priorités locales.

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    Élaborer et mettre en œuvre des plans en matière de santé mentale dans toutes les juridictions afin de répondre aux besoins des immigrants, des réfugiés et des membres des groupes ethnoculturels ou marginalisés en raison de la race, cela avec la pleine participation de ces communautés.

(CSMC, 2012)

Les organismes qui souhaitent promouvoir la santé mentale auprès des immigrants et des réfugiés devraient se baser sur les cinq recommandations de la priorité 4.2 pour élaborer leurs stratégies de défense des intérêts de ces populations.

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Ressource

Dans le cadre de son projet Simplifier le parcours le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) a défini un cadre à l’intention des organismes qui souhaitent obtenir l’équité en matière d’accès aux services pour les populations marginalisées et déterminer leurs besoins en matière d’équité en santé, ainsi que les mesures à prendre pour y répondre.