Les réseaux sociaux informels sont des ressources importantes pour les immigrants et les réfugiés qui font face à l’adversité, doivent régler des problèmes et s’efforcent de maintenir le contrôle de leur vie (ASPC, 2013). Il est important de reconnaître que les réseaux de soutien social problématiques qui entraînent un conflit social dans la communauté peuvent être une source de stress qui s’aggrave lorsque la famille ou les amis n’accordent pas un soutien adéquat (Guruge et coll., 2015).
Le soutien de la famille et de la communauté peut faire toute la différence en ce qui concerne l’installation des immigrants et des réfugiés, comme en témoigne l’intégration relativement efficace à la société canadienne des réfugiés qui arrivent au Canada dans le cadre du programme de parrainage privé (PPP).
De toutes les catégories et de tous les groupes d’immigrants, les personnes visées par le PPP sont les plus susceptibles (91 %) d’obtenir la citoyenneté canadienne 10 ans après leur admission (Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada [IRCC], 2016). De plus, comparativement aux autres catégories de réfugiés, ceux admis dans le cadre du PPP ont un revenu plus élevé et sont beaucoup plus susceptibles de déclarer des revenus, et moins susceptibles de demander de l’aide sociale (IRCC, 2016).
La réinstallation des personnes admises dans le cadre du PPP pourrait être plus fructueuse en raison du soutien local personnalisé qu’elles reçoivent de leurs parrains, notamment des membres de leur famille. En effet, 62 % de ces personnes comptent un membre de leur famille parmi leurs parrains. À titre de comparaison, seuls 35 % des réfugiés pris en charge par le gouvernement ont un membre de la famille habitant à proximité (IRCC, 2016).
La famille et la communauté jouent un rôle important. En effet, des recherches ont démontré que le réseau social d’un grand nombre d’immigrants et de réfugiés est moins développé, ce qui signifie que ces personnes ont moins de capital social. En outre, les immigrants et les réfugiés peuvent connaître de longues périodes d’exclusion qui les rendent plus vulnérables à des problèmes de santé mentale et à des maladies mentales puisqu’ils n’ont pas autant d’options à leur disposition pour composer avec les facteurs de stress (Hynie et coll., 2011).
Un réseau de soutien social est un facteur de protection important pour les immigrants et les réfugiés pendant leur établissement.
Le soutien communautaire peut être bénéfique pour des groupes précis d’immigrants et de réfugiés vulnérables comme les enfants et les jeunes. Tel qu’indiqué dans le module 3, il est important pour les enfants d’avoir un sentiment d’appartenance et de nouer des liens avec leur communauté ethnoculturelle afin de les aider à développer une identité « équilibrée » au sein de plusieurs cultures et de renforcer l’acculturation positive (Centre d’excellence de l’Ontario en santé mentale des enfants et des adolescents, 2015). La participation des enfants à des activités communautaires non structurées et l’accès à des ressources sociales et communautaires peuvent contribuer à protéger leur santé mentale (Centre d’excellence de l’Ontario en santé mentale des enfants et des adolescents, 2015).