Pour commencer, le module donne un aperçu du système de santé mentale au Canada et aborde la question de la prévalence de la maladie mentale, ses effets et les lois ayant une incidence sur les clients. De plus, il compare la prévalence de la maladie mentale au sein de la population générale et parmi les immigrants et les réfugiés, et examine les effets des déterminants sociaux de la santé ainsi que de la migration sur les nouveaux arrivants.
Lorsqu’ils se penchent sur les problèmes de santé mentale et les maladies mentales chez les immigrants et les réfugiés, les fournisseurs devraient toujours utiliser plusieurs approches et non se contenter de la même approche pour tous. Les immigrants et les réfugiés ne sont pas tous identiques. Un grand nombre de facteurs contribuent à créer des situations uniques qui peuvent avoir une incidence sur leur santé mentale, notamment les expériences qu’ils ont vécues dans leur pays d’origine, en route vers le Canada et après leur arrivée au pays (Commission de la santé mentale du Canada [CSMC], 2016). Les fournisseurs doivent connaître ces facteurs afin de mieux comprendre leurs clients et de savoir comment répondre à leurs besoins.
Comprendre la santé mentale au Canada
Comprendre l’immigration au Canada
Santé mentale des immigrants et des réfugiés
Personnes nées à l’étranger à qui on a accordé le droit de vivre au Canada de façon permanente.
Personnes qui ne peuvent vivre en sécurité dans leur pays ou qui ont dû le quitter parce qu’elles craignaient d’être persécutées en raison de leur ethnicité, de leur nationalité, de leur religion ou de leurs affiliations sociales ou politiques.
Personnes qui ont quitté leur lieu habituel de résidence pour s’établir ailleurs au pays ou à l’étranger. Par exemple, une personne qui quitte l’Ontario pour s’établir en Alberta serait elle aussi considérée comme un migrant. Pour les besoins du présent cours, on entend par migrants les migrants internationaux.
Dans la sphère publique, on utilise souvent les termes « immigrant », « migrant » et « réfugié » de façon interchangeable. Un grand nombre d’ouvrages de la littérature universitaire ne font pas de distinction entre ces termes. Il arrive que les immigrants soient inclus dans la catégorie des réfugiés et vice versa.
Dans le présent cours, on s’est efforcé, dans la mesure du possible, de clarifier ce point lorsqu’on renvoie à la littérature. De plus, l’expression « immigrant et réfugié » peut être utilisée pour désigner un nouvel arrivant. On entend alors les immigrants et les réfugiés qui sont au Canada depuis moins de cinq ans.
Le terme « client » est utilisé tout au long du cours au lieu des termes « patient », « utilisateur » ou d'autres expressions qui renvoient aux personnes recevant des soins de santé.
Ces termes renvoient à l'éventail complet de comportements, de modes de pensée et d'émotions qui causent une détresse, une souffrance ou une déficience. On utilise l'expression « trouble(s) mental(aux) » pour désigner une maladie ayant été diagnostiquée.
La Commission ontarienne des droits de la personne utilise les termes « personnes racialisées » ou « groupes racialisés » plutôt que les termes « minorités raciales », « minorités visibles », « personnes de couleur » ou « non-Blancs », puisque le mot racialisé dénote l'aspect construit social de la race plutôt que les traits biologiques perçus (Commission ontarienne des droits de la personne, 2005). Le terme « racialisé » est utilisé dans le présent cours, sauf pour faire référence à des sources employant une terminologie différente (p. ex., minorité visible, sud-asiatique, etc.). Dans ces cas, les termes figurant dans la littérature sont utilisés.
Ce terme est utilisé généralement par le gouvernement du Canada pour désigner l'origine ethnique ou culturelle des ancêtres d'une personne (Statistique Canada, 2017a). L'origine ethnique ne renvoie pas à la citoyenneté, à la nationalité, à la langue ou au lieu de naissance (Statistique Canada, 2017a).
Cette expression, utilisée par certains chercheurs, renvoie aux « personnes, autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n'ont pas la peau blanche » (Statistique Canada, 2017b). Toutefois, dans le présent cours, on utilise le terme « racialisé ».