De nombreuses études laissent croire que les nouveaux immigrants et réfugiés sont en meilleure santé sur le plan physique et mental que la population née au Canada lorsqu'ils arrivent dans leur nouveau pays (Vang et coll., 2015; Ng et Zhang, 2020).
Ce phénomène porte le nom de l'effet de la bonne santé des immigrants.
À mesure qu'ils passent du temps au Canada, les nouveaux arrivants voient l'avantage dont ils jouissaient sur le plan de la santé diminuer et, en général, leur santé physique et mentale commence à se détériorer.
Tel que mentionné précédemment, les immigrants et les réfugiés sont des populations diversifiées et les taux de problèmes de santé mentale et de maladies mentales varient considérablement entre ces groupes et au sein de ceux-ci. Ils varient selon le genre, la race, le pays d'origine, l'âge des personnes à leur arrivée, le temps passé au Canada, le statut socioéconomique, le statut d'immigrant et les circonstances entourant la migration (CSMC, 2016).
Des recherches laissent croire que certaines populations d'immigrants, particulièrement les immigrants faisant partie de groupes racialisés, ainsi que les immigrants et réfugiés à faible revenu, sont plus susceptibles de voir leur état de santé se détériorer peu après leur arrivée au Canada (Vang et coll., 2015; Ng et Zhang, 2020; Salami, 2017).
Selon une enquête longitudinale sur les immigrants au Canada, les demandeurs principaux qualifiés à qui on avait demandé d'évaluer leur état de santé ont dit qu'ils étaient généralement en bonne santé, alors que les réfugiés ont déclaré que leur santé était passable ou mauvaise (Zhao, Xue et Gilkinson, 2010). En outre, la santé mentale des réfugiés demeure plus à risque que celle d'autres sous-groupes d'immigrants (Ng et Zhang, 2020).
Le graphique ci-dessous montre que l'état de santé déclaré par les réfugiés se détériore à mesure qu'ils passent du temps au Canada comparativement aux immigrants de la catégorie Regroupement familial et aux immigrants qualifiés. Les différences au chapitre de l'état de santé autodéclaré selon la catégorie d'immigrants sont illustrées dans le graphique ci-dessous.
Le graphique ci-dessous illustre le pourcentage de problèmes émotionnels déclarés par les immigrants récents.
Dans bien des cas, la mobilité sociale des immigrants et des réfugiés se détériore après la migration, ce qui accroît le risque de problèmes de santé mentale et de maladies mentales.
la détention;
la discrimination;
un logement inadéquat;
la difficulté à maîtriser la langue;
le manque de soutien social;
l'accès limité aux emplois et à l'éducation;
la reconnaissance limitée des études et des agréments.
Les antécédents de migration des nouveaux arrivants et d'autres facteurs affectent leur santé mentale. La prochaine section présente les trois types de déterminants de la santé mentale et les effets des déterminants sociaux sur la santé mentale.