Les troubles anxieux comprennent plusieurs types de troubles qui diffèrent de la nervosité habituelle ou de l’inquiétude. Le diagnostic comprend la peur excessive ou une anxiété qui ne correspond pas à la situation et qui nuit au fonctionnement quotidien depuis au moins six mois (APA, 2017a).
Inquiétude variée, excessive, impossible à maîtriser et souvent irrationnelle accompagnée de symptômes physiques ou cognitifs
Peur excessive de certaines choses ou situations, comme les araignées ou les hauteurs
Peur soudaine et intense caractérisée par des crises de panique inattendues récurrentes
Peur excessive d’être dans un endroit bondé
Peur excessive des situations sociales et d’être observé
Palpitations, transpiration, étourdissements, tension musculaire, nausées, engourdissement ou picotement des mains ou des pieds et essoufflement.
Agitation, panique, peur, inquiétude et impression d’une catastrophe imminente.
Plus de 30 % des adultes de la population générale auront un trouble anxieux au cours de leur vie (APA, 2017a). Un trouble anxieux s’accompagne très souvent d’un autre trouble anxieux ou d’autres troubles comme la dépression et le trouble de stress post-traumatique (APA, 2013; Bogic et coll., 2015; ACSM, 2016). Les réfugiés et les demandeurs d’asile affichent des taux de prévalence de l’anxiété diagnostiquée et autodéclarée qui sont plus élevés (13 % et 2 %, respectivement) (Henkelmann et coll., 2020), comme c’est le cas pour les immigrants en général (28 %), que ceux de la population générale non affectée par la guerre (Lindert et coll., 2009).
Bien que les immigrants de 18 à 59 ans arrivés au Canada depuis un certain temps aient un taux de troubles anxieux plus faible, cet effet protecteur est nettement moins marqué que celui des immigrants récents (Aglipay et coll., 2013). Il en est de même pour les impacts de la COVID-19 sur la santé mentale des immigrants. En effet, les immigrants récents ont déclaré que leur santé mentale était passable ou mauvaise comparativement à l’état de santé mentale déclaré par les immigrants établis et les personnes nées au Canada (Evra et Mongrain, 2020).
De plus, il semble y avoir des différences entre les immigrants et les non-immigrants au sein d’un même groupe ethnique. Par exemple, selon une étude, les immigrants sud-asiatiques rapportent des taux d’anxiété diagnostiquée nettement plus élevés (3,44 %) que ceux des personnes d’origine sud-asiatique nées au Canada (1,09 %) (Islam et coll., 2014).
La façon dont on exprime les troubles anxieux varie considérablement selon les cultures. Divers groupes culturels expriment les troubles de santé mentale comme les troubles anxieux selon la façon dont ils comprennent le fonctionnement du corps.
Les normes et les attentes sociales peuvent influencer la peur de certaines situations. Il faut donc tenir compte du contexte socioculturel de la personne pendant l’évaluation.