Les services offerts aux immigrants et aux réfugiés devraient reposer sur des modèles qui se sont avérés efficaces auprès d’autres groupes au Canada. Toutefois, il pourrait être nécessaire d’attacher une plus grande importance aux besoins psychosociaux des réfugiés. Il sera plus facile de prodiguer des traitements aux immigrants et aux réfugiés si le fournisseur de services de santé a des caractéristiques communes avec la population qu’il dessert, particulièrement s’il occupe un poste-cadre dans un établissement de soins (Al Masri, 2018; Hansson et coll., 2010).
La formation ayant pour but d’accroître la sensibilisation, les compétences et la sensibilité culturelles peut modifier les attitudes, et enrichir les connaissances et développer les habiletés compétences requises pour traiter les immigrants et les réfugiés. Toutefois, cette formation ne permettra probablement pas à elle seule d’améliorer l’expérience vécue par les immigrants et les réfugiés (Hansson et coll., 2010). Les organismes et les fournisseurs de services doivent également se sensibiliser à la culture et aux besoins des immigrants et des réfugiés (Al Masri, 2018; Hansson et coll., 2010). S’ils modifient les heures d’ouverture de leurs cliniques pour répondre aux besoins de leurs clients, s’ils fournissent des services à domicile ou s’ils offrent les services d’un interprète, ils favoriseront probablement un accès accru aux traitements et permettront aux immigrants et aux réfugiés d’obtenir de meilleurs résultats.
Plusieurs modèles de traitement se sont avérés efficaces pour améliorer la santé mentale des immigrants et des réfugiés (Commission de la santé mentale du Canada [CSMC], 2016a). En envisageant de tels modèles, ainsi qu’en reconnaissant et en respectant les approches efficaces en matière de traitement privilégiées par divers groupes, on peut aider les immigrants et les réfugiés à obtenir de meilleurs résultats en matière de santé mentale (Al Masri, 2018; Hansson et coll., 2010).