Les problèmes de santé mentale et les maladies mentales sont complexes et nécessitent des interventions sociales, culturelles, économiques, politiques et physiques tout aussi complexes (Blair, 2021). Il existe plusieurs lignes directrices sur la meilleure façon de former des partenariats, la mobilisation communautaire, la participation efficace des partenaires communautaires et les caractéristiques des partenariats. Les partenariats communautaires sont formés à l’échelle locale. Par conséquent, la détermination de la meilleure méthode à utiliser ou des meilleures directives à suivre devrait tenir compte du contexte local, et particulièrement des attentes des institutions.
Il est important de reconnaître que la mobilisation de la communauté est un processus, et non un programme (Centre de toxicomanie et de santé mentale [CAMH], 2015; Centre de collaboration nationale des déterminants de la santé [CCNDS], 2013). La participation des personnes chargées d’élaborer les programmes et des membres de la communauté à la planification, à la mise en œuvre et à l’évaluation des solutions a une incidence sur la communauté (CAMH, 2015; National Institute for Health and Care Excellence [NICE], 2016; Office régional de la santé de Winnipeg [ORSW], 2017).
Prenez le temps de nouer des relations de confiance, de prendre des engagements, de faire preuve de leadership et de renforcer les capacités.
Soutenez et favorisez la mobilisation durable en encourageant les communautés locales à participer à toutes les étapes du projet.
Assurez-vous que des membres de la communauté représentant la population locale d’immigrants et de réfugiés participent à la prise des décisions.
Faites part de vos commentaires aux communautés et aux organismes locaux au sujet des résultats de la mobilisation.
Lancez des initiatives de collaboration et formez des partenariats afin de répondre aux besoins locaux et de donner suite aux priorités locales.
Appuyez la formation d’alliances réunissant les membres de la communauté afin d’encourager les communautés locales à participer aux initiatives d’amélioration de la santé.
Faites appel aux connaissances et à l’expérience locales pour identifier et recruter des personnes pouvant expliquer les priorités et les besoins locaux en tant que spécialistes des enjeux ou que membres du public s’y intéressant.
Utilisez une approche locale afin d’intégrer la mobilisation de la communauté aux initiatives en matière de santé.
Assurez-vous qu’il soit très facile pour les personnes intéressées de participer aux initiatives.
N’oubliez pas que vous pourriez éprouver des difficultés en cours de route et que les échéanciers doivent tenir compte des réalités de la communauté.
Pourquoi voulons-nous participer à cette initiative? Quels sont nos buts et objectifs?
Avec qui allons-nous travailler? Pourquoi?
Sur quoi ne ferons-nous pas de compromis (p. ex., mandat fondamental, bailleur de fonds)?
Combien de temps notre participation durera-t-elle?
Comment communiquerons-nous l’information?
De quelles ressources avons-nous besoin et comment nous les procurerons-nous? (le cas échéant)
Comment le processus prendra-t-il fin?
Comment évaluerons-nous le processus?
Comment pouvons-nous nous assurer de toujours tenir compte de l’équité?
Quelles sont les lacunes?
Quelles personnes ou communautés ne sont pas suffisamment représentées dans le cadre de cette initiative de mobilisation ou de ce partenariat?
Quel en est l’effet sur le processus, la stratégie et les résultats?
Les évaluations devraient être faites en collaboration avec tous les partenaires et tout au long du partenariat, même une fois terminé. Il est important de faire participer les membres de la communauté à la planification, à la conception et à la mise en œuvre du cadre d’évaluation (NICE, 2016). Qu’elle soit simple ou complexe, l’évaluation devrait être proportionnelle à la mobilisation. Autrement dit, une mobilisation de faible envergure ne devrait pas nécessiter une évaluation détaillée et vice versa (CAMH, 2015).
Envisagez d’évaluer la réussite du ou des partenariats et celle du programme ou de l’initiative. La stratégie d’évaluation devrait être fondée sur les besoins des participants et faire appel à l’outil (conçu ou obtenu) répondant le mieux à ces besoins (CAMH, 2015; NICE, 2016). Il existe des outils utiles pour évaluer les partenariats. Toutefois, il est important de définir un concept et d’élaborer un processus répondant le mieux aux besoins des partenaires communautaires. Quelle que soit la nature de l’évaluation ou la méthode utilisée, il faut transmettre aux partenaires et à la communauté dans son ensemble les renseignements recueillis sur les réussites et les problèmes de l’initiative de collaboration.
On peut utiliser les outils d’évaluation suivants pour amorcer une conversation au sujet de l’évaluation :
Outil d’autoévaluation des partenariats (Center for the Advancement of Collaborative Strategies in Health, 2002)
Outil d’évaluation Measure Partnerships for Impact (Pehar et Taneja, 2016) [anglais]