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3.1.1

Facteurs de risques sociaux qui affectent les femmes

Le genre renvoie aux attributs, aux rôles, aux responsabilités et aux attentes imputés au sein d’une société selon l’expression de genre d’une personne et la façon dont elle est perçue (Miani, Wandschneider, Niemann, Batram-Zantvoort et Razum, 2021). Les effets des facteurs sociaux liés au genre font en sorte que le genre est un déterminant de la santé mentale, des problèmes de santé mentale et des maladies mentales.

Les différences liées au genre au chapitre des taux de troubles mentaux courants sont évidentes. Par exemple, la prévalence des troubles de l’humeur et de l’anxiété est plus élevée chez les femmes que chez les hommes. Toutefois, la psychose schizophrène se manifeste plus tard chez les femmes que chez les hommes (Organisation mondiale de la Santé [OMS], 2010; Li, Ma, Wang, Yang et Wang, 2016; Boyd et coll., 2015). De même, des études portant sur les immigrants récents au Canada montrent que les femmes sont plus susceptibles que les hommes de déclarer avoir des problèmes affectifs (Browne et coll., 2017). Cela pourrait s’expliquer par le fait qu’un plus grand nombre de femmes que d’hommes participent à ces études et par les symptômes différents selon les sexes. En effet, les hommes souffrant de dépression sont plus susceptibles d’être irritables et en colère, alors que les femmes qui en souffrent éprouvent du désespoir et ont l’impression d’être bonnes à rien, ce qui est plus facile à détecter (Immigrants, Réfugiés et Citoyenneté Canada, 2012).

Parmi les facteurs de risques sociaux plus susceptibles d’affecter les femmes, citons les suivants :

Vous trouverez dans la présente section une discussion sur certains de ces facteurs de risque, ainsi que des stratégies de promotion de la santé mentale. Cette disparité entre les genres au chapitre des résultats en matière de santé est attribuable à des facteurs socioéconomiques, eux-mêmes influencés par les conditions culturelles et politiques qui prévalent dans la société. Le style de vie, les attentes culturelles, les différences au chapitre des stresseurs chroniques et les expériences vécues par les hommes et les femmes sont autant de facteurs qui expliquent cet état de fait.