encourager un plus grand respect et une meilleure compréhension des besoins des réfugiés et des immigrants handicapés;
faciliter un accès complet et équitable aux services;
fournir des programmes et des services, comme des groupes de soutien et des services de gestion de cas, s’adressant à cette population, en s’assurant qu’ils sont sûrs et adaptés à la culture;
s’efforcer d’améliorer l’accès à l’information.
Les fournisseurs de services de soutien aux immigrants et aux réfugiés handicapés et à leur famille doivent reconnaître et appuyer les droits de ces personnes (Lindsay et coll., 2012). Un grand nombre de nouveaux arrivants ne connaissent pas le système et croient qu’ils ne peuvent pas obtenir de soutien par eux-mêmes. Les fournisseurs de services devront peut-être s’associer à d’autres organismes afin de mettre les immigrants et les réfugiés handicapés en contact avec d’autres ressources pouvant soutenir leurs droits et les aider à comprendre les services offerts, à y accéder et à s’y retrouver au sein du système (Lindsay et coll., 2012).
Dans la mesure du possible, les fournisseurs de soins de santé doivent mettre les patients en contact avec les organismes communautaires locaux pouvant atténuer l’isolement social de ces personnes et avec d’autres services, notamment dans les domaines de l’orientation professionnelle, de la planification de la réadaptation, de la formation professionnelle, des loisirs et de l’éducation. Ces fournisseurs peuvent soutenir leurs clients en se renseignant sur les services liés aux handicaps et à la réadaptation offerts dans leur région.
Une approche uniforme des programmes ne fonctionne pas avec les immigrants et les réfugiés ayant des déficiences et elle ne marche pas non plus avec d'autres immigrants et réfugiés dans différentes catégories. Quand on pense aux besoins d'établissement, on pense surtout à des besoins d'établissement fondés sur une fausse supposition qui est qu'il faut changer tout le système de soutien en fonction des personnes ayant des déficiences. Comme le secteur d'établissement a été structuré selon des priorités socio-économiques, on a besoin que les personnes apprennent l'anglais afin qu'elles puissent rapidement intégrer le marché du travail et c'est pourquoi le programme CLIC a été créé, et c'est pourquoi les services d'emploi sont une priorité dans le secteur d'établissement. Des problèmes concernant les normes commencent à apparaître, c'est un problème auquel j'ai dû faire face récemment dans mon travail lorsque j'ai collaboré avec différents organismes communautaires qui m'ont demandé de les aider à développer des formations pour les professeurs d'anglais qui enseignent le programme CLIC. Ces organismes ont des difficultés à s'adapter aux élèves ayant des déficiences intellectuelles. Les premiers problèmes ont commencé à émerger quand on a fait face aux normes des examens d'anglais que tout le monde doit passer. Ces tests normalisés sont devenus un problème et les organismes ne savent pas comment ils peuvent les adapter car ils sont tenus de respecter ces normes. Cela a créé plus de complications : le système n'est pas prêt à s'adapter aux personnes arrivant avec des besoins différents en matière d'apprentissage de l'anglais. Tous ces problèmes sont particulièrement délicats pour ceux qui sont en première ligne. Il existe une certaine pression concernant le respect des systèmes normalisés et des exigences des investisseurs et des institutions mais ces normes ne sont pas fondées sur les véritables besoins de différents groupes sociaux.