Lorsqu’il y a une barrière linguistique entre le client et le fournisseur de soins de santé et que le client demande un interprète, il faut acquiescer à cette demande. Il y a une barrière linguistique lorsque le client ne comprend pas du tout le français ou l’anglais ou, de son avis, ne maîtrise pas l’une ou l’autre de ces langues (Institute of Medicine, 2009). Dans ce cas, il peut être difficile de recueillir des renseignements auprès du client et de l’évaluer correctement.
Une barrière linguistique empêche deux personnes de communiquer de façon efficace parce qu’elles ne parlent pas la même langue.
Un client peut refuser de parler à un interprète ou d’y avoir recours pour des raisons de confidentialité ou parce qu’il craint les préjugés associés à la maladie mentale dans sa communauté culturelle. Dans ce cas, si le fournisseur de soins de santé estime qu’il doit faire appel à un interprète qualifié pour prodiguer de meilleurs soins, il doit tenter de rassurer le client et lui expliquer que les interprètes professionnels sont tenus de respecter un code d’éthique établissant des règles en matière de vie privée et de confidentialité et que le service d’interprétation est offert gratuitement.
L’interprétation à distance, que ce soit par téléphone ou visioconférence, est de plus en plus utilisée dans le secteur de la santé depuis quelques années. On y a recours lorsque l’interprétation sur place n’est pas possible, lors d’une situation d’urgence et dans les régions éloignées. La pandémie de COVID-19 a donné un élan à l’interprétation à distance, qui a affiché une croissance exponentielle.
L’interprétation à distance est efficace et facilement accessible. On peut prendre rendez-vous pour une séance d’interprétation par téléphone ou faire appel à un service sur demande, peu importe où se trouvent le client et le fournisseur de services. Ce service est facile à utiliser et est accessible immédiatement ou en très peu de temps. Les services d’interprétation par visioconférence sont eux aussi accessibles et faciles à utiliser en plus d’établir un contact visuel entre le client, le fournisseur de soins de santé et l’interprète. On peut également interrompre la diffusion vidéo au besoin pendant la séance.
Il y a deux grandes façons de venir en aide à un client qui ne maîtrise pas le français ou l’anglais :
Si le fournisseur parle la langue du client, il peut lui prodiguer des soins dans cette langue.
Le fournisseur fait appel à un interprète.
Lorsque le fournisseur de services de santé parle la langue du client, il n’est pas nécessaire de fournir des services d’interprétation, car les parties peuvent communiquer entre elles. Avant de prodiguer des soins dans la langue du client, le fournisseur et l’organisme doivent confirmer les compétences linguistiques du fournisseur. Par exemple, l’organisme peut faire évaluer les compétences linguistiques des settlement and social service providers fournisseurs de soins de santé par une tierce partie.