Il existe plusieurs approches en matière de renforcement des capacités communautaires, chacune ayant des domaines communs (Castillo et coll., 2019). Pour développer la communauté, il faut modifier la perception du système. Dans les systèmes de services traditionnels, on sensibilise les clients à leurs problèmes et on leur apprend à considérer les services comme la solution à ces problèmes (Kretzmann et McKnight, 1996). La personne a recours aux services et, dans bien des cas, doit faire appel à son énergie et à sa créativité pour se passer du système au lieu de créer des solutions au sein du système (Kretzmann et McKnight, 1996). En faisant appel aux acquis de la communauté, on reconnaît que celle-ci possède déjà de nombreuses forces qui faciliteront les efforts déployés.
Le développement fondé sur les acquis mise sur le travail accompli par la communauté et sur les traditions d’organisation, de développement économique et de planification bien ancrées dans les quartiers (Kretzmann et McKnight, 1993, 1996). Il consiste à utiliser les ressources internes et externes de façon plus efficace, ce qui est plus facile à faire lorsque la communauté est mobilisée et s’investit dans la prestation des services (Kretzmann et McKnight, 1993, 1996).
Ce type de développement ne met pas l’accent sur les lacunes de la communauté, mais plutôt sur ses atouts.
Il trouve des solutions internes en misant sur le renforcement des capacités de planification et de résolution de problèmes des parties locales et insiste sur l’importance du repérage, des investissements, de la créativité, de l’espoir et du contrôle à l’échelle locale.
Il s’efforce constamment de nouer et de renouer des relations entre toutes les parties comme les fournisseurs de soins de santé et de services d’établissement, les résidents, les institutions locales et les associations locales.
Le développement communautaire fondé sur les acquis met l’accent sur la capacité de la communauté de repérer les problèmes et de mettre en œuvre des solutions, qui peuvent aider à protéger contre les résultats négatifs en matière de santé et promouvoir la santé (Morgan et Ziglio, 2007).
Les approches fondées sur les acquis en matière de santé mentale ajoutent de la valeur en cernant les facteurs de protection et de promotion de la santé qui interagissent et favorisent la santé et le bien-être. Elles considèrent les membres de la communauté comme des coproducteurs de santé plutôt que comme de simples utilisateurs de services. Elles renforcent ainsi la capacité des particuliers et des communautés de prendre conscience de ce qu’ils peuvent faire pour améliorer la santé (Morgan et Ziglio, 2007).