Un emploi permet de subvenir aux besoins fondamentaux qui sont essentiels pour une bonne santé. En outre, un emploi procure un sentiment d'identité, donne un but à sa vie et permet d'établir des contacts sociaux et de s'épanouir (Agence de la santé publique du Canada [ASPC], 2003). Les immigrants et les réfugiés doivent surmonter des obstacles pour obtenir un emploi au Canada, notamment la reconnaissance de leurs titres de compétences étrangers et l'absence d'expérience de travail acquise au Canada (Salami et coll., 2017).
Dans l'ensemble, le taux d'emploi des immigrants et des réfugiés est inférieur et leur taux de chômage est supérieur à ceux des personnes nées au Canada (Kiziltan, 2016). De plus, il y a des différences selon la catégorie d'immigration :
En général, les demandeurs principaux de la composante économique ont un taux d'activité plus élevé, un taux d'emploi plus élevé et un taux de chômage plus faible que toutes les autres catégories d'immigrants et que les personnes nées au Canada (Kiziltan, 2016).
Cette tendance touche également les conjointes. En effet, les conjointes des demandeurs principaux de la composante économique obtenaient de meilleurs résultats sur le plan professionnel que les femmes faisant partie de la catégorie Regroupement familial à leur arrivée au pays (Bonikowska & Hou, 2017).
Les immigrants sans diplôme universitaire ou autre affichent un taux de chômage égal ou inférieur à celui des Canadiens ayant le même niveau de scolarité.
Les immigrants ayant fait des études universitaires (immigrants de longue date, récents et très récents) affichent un taux de chômage supérieur à celui des personnes nées au Canada. De plus, le taux de chômage des immigrants très récents est entre une fois et demie et trois fois plus élevé que celui des Canadiens ayant le même niveau de scolarité (Statistique Canada, 2018a).
En 2017, le taux de chômage national des immigrants récents était de 10,4 %, environ 1,7 fois le taux de la population née au Canada (Statistique Canada, 2018b)
Les immigrants récents, c'est-à-dire ceux qui sont au Canada depuis cinq ans ou moins, ne représentaient que 3,6 % de la main-d'œuvre canadienne en 2016 (Statistique Canada, 2017m)
Les réfugiés semblent avoir beaucoup de difficulté à entrer sur le marché du travail, comme en témoigne le fait que leur taux de chômage demeure plus élevé que celui des autres groupes d'immigrants, même cinq ans après leur arrivée au Canada (Wilkinson & Garcea, 2017: 9).
Parmi les réfugiés réinstallés, les réfugiés parrainés par le secteur privé affichent généralement un taux d'emploi et des revenus plus élevés que ceux des réfugiés pris en charge par le gouvernement (Kaida, Hou, & Stick, 2020).
Les immigrants ont été plus touchés par les effets négatifs de la pandémie de COVID-19 sur le marché du travail que les travailleurs nés au Canada, car ils étaient plus susceptibles d'occuper un emploi ne pouvant pas être fait facilement à distance (Cassidy, 2022). En outre, tant les immigrants que les personnes nées au Canada ont bénéficié d'une hausse rapide de l'emploi après la pandémie.