previous next

Logement

« Pour que l'intégration des immigrants et des réfugiés dans la société d'accueil soit réussie, ces derniers doivent être en mesure de subvenir à plusieurs besoins fondamentaux, un des plus importants étant un logement adéquat et abordable » (Teixeria & Halliday, 2010:1).
icon

La plupart des immigrants et des réfugiés s'installent dans les grands centres urbains du Canada; 60 % s'installent à Toronto, Vancouver et Montréal (Affiliation of Multicultural Societies and Services Agencies of BC [AMSSA], 2016). En raison de la hausse des prix dans ces villes, l'abordabilité demeure le plus gros obstacle au logement pour la plupart des immigrants et des réfugiés.

Au Canada, on considère qu'un ménage a un logement abordable s'il y consacre moins de 30 % de son revenu total.

En 2018 :

31 % des immigrants récents vivaient dans un ménage qui consacrait plus de 30 % de son revenu total au logement.

Seuls 18 % de la population totale consacrait ce pourcentage au logement.

(Randle, Hu et Thurston, 2021)

Les immigrants récents et les réfugiés sont moitié moins susceptibles que les non-immigrants d'accéder à la propriété.

icon

Toutefois, les personnes provenant d'Europe et d'Asie sont jusqu'à deux fois plus susceptibles d'acheter une habitation que celles provenant d'Afrique ou d'Amérique centrale et du Sud. (AMSSA, 2016; Société canadienne d'hypothèques et de logement [SCHL], 2014)

icon
  • icon

    Les réfugiés et les demandeurs d'asile courent le plus grand risque d'itinérance cachée, particulièrement dans les banlieues proches (AMSSA, 2016; Murdie et Logan, 2011).

  • Itinérance cachée

    On utilise l'expression « itinérance cachée » pour décrire les populations qui vivent temporairement avec d'autres personnes, dans une voiture ou un refuge, sans garantie d'une résidence durable ou sans possibilité immédiate d'obtenir un logement permanent. On estime que, pour chaque personne vivant dans la pauvreté absolue, trois personnes sont des itinérants cachés (Tabibi et Baker, 2017).

    Des recherches réalisées dans les plus grandes villes carrefours du Canada laissent croire que les nouveaux immigrants et réfugiés sont souvent défavorisés lorsqu'ils souhaitent louer ou acheter un logement. Le nombre de logements adéquats abordables peut être limité en raison des préjugés et de la discrimination dont ces personnes font l'objet, ce qui peut restreindre les endroits où elles peuvent vivre. En retour, cette situation peut créer et maintenir des quartiers ségrégués où les minorités racialisées et ethniques ont tendance à s'installer (Teixeria et Drolet, 2016).

    Les facteurs de risque pouvant mener à un logement inadéquat chez les immigrants et les réfugiés comprennent les suivants :