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4.1.3

Maladie mentale et problèmes de santé mentale

Dans bien des cas, les problèmes de santé mentale apparaissent pendant l'enfance et l'adolescence et se poursuivent à l'âge adulte (Kessler et coll., 2005; Merikangas et Avenevoli, 2002). Comme c'est le cas pour les adultes, les enfants immigrants et réfugiés sont moins susceptibles que les groupes non immigrants d'accéder aux services de santé mentale (Commission de la santé mentale du Canada [CSMC], 2016). Cette constatation repose sur le fait que les jeunes immigrants sont plus susceptibles que les jeunes non-immigrants de se rendre au service des urgences lorsqu'ils vivent leur première crise de santé mentale, ce qui signifie qu'ils n'utilisent pas pleinement les services de santé mentale (Saunders, et coll., 2018).

Les familles d'immigrants ont souvent de la difficulté à accéder à des soutiens en santé mentale de bonne qualité pour leurs enfants souffrant d'une maladie mentale ou d'un problème de santé mentale, ou encore d'un trouble neurodéveloppemental comme l'autisme. Par exemple, elles doivent s'y retrouver au sein des systèmes de santé, d'éducation et de services sociaux qu'elles ne connaissent pas, et ce, sans aide. De plus, elles sont confrontées à des services fragmentés et éparpillés, ainsi qu'à de longs temps d'attente (Khanlou et coll., 2017), ce qui peut retarder le diagnostic et les interventions critiques.

La santé physique et mentale des enfants et des jeunes varie considérablement au Canada. Il faut comprendre le parcours migratoire unique de chaque enfant qui vient d'arriver au pays et en tenir compte (Saunders et coll., 2018).

Plusieurs facteurs peuvent avoir une incidence sur la santé mentale des enfants et des jeunes immigrants, dont les suivants :
Les exemples ci-dessous illustrent des circonstances pouvant avoir une incidence sur la santé mentale des enfants immigrants et réfugiés.
(Adapté de Hui & Barozzino, 2013)