Un grand nombre de facteurs peuvent influencer la santé mentale des enfants et des jeunes nouvellement arrivés au pays. On les appelle facteurs de risque et de protection pour les troubles mentaux. Des études ont démontré que, à mesure que le nombre de facteurs de risque auxquels les enfants sont exposés augmente, la probabilité qu'ils éprouvent des problèmes de santé mentale s'accroît considérablement (APA, 2010). Par exemple, le processus d'immigration et de réinstallation peut causer un stress qui contribue à l'apparition d'épisodes dépressifs chez les populations vulnérables (Les soins aux enfants néo-canadiens, 2016).
la perte de membres de la famille et d'amis en raison d'une séparation ou d'un décès;
la difficulté des parents de parler français ou anglais;
la discrimination;
de mauvaises relations entre la famille et l'école;
le fait de vivre dans un quartier n'offrant pas une bonne qualité de vie.
Bien que les enfants immigrants et réfugiés puissent être exposés à un grand nombre de facteurs de risque susceptibles d'affecter leur santé mentale, il ne faut pas oublier qu'un grand nombre de facteurs peuvent améliorer leur santé mentale. Les enfants nouvellement arrivés au pays ont un degré de résilience incroyable et nombre d'entre eux n'éprouveront pas de problèmes de santé mentale. Les onglets ci-dessous énumèrent certains de ces facteurs de protection individuels comme les stratégies d'adaptation, ainsi que les valeurs et les pratiques culturelles. Les autres facteurs de protection ou d'amélioration de la santé mentale comprennent la stabilité que l'on retrouve généralement au sein des familles d'immigrants (c.-à-d., des familles cohésives intactes), les quartiers sûrs et la présence d'une vaste communauté à proximité composée de personnes de la même ethnicité.