La psychothérapie peut être un moyen efficace de traiter les immigrants et les réfugiés aux antécédents culturels, raciaux et ethniques variés. Pour choisir parmi les nombreuses interventions possibles, il faut tenir compte des besoins du client et déterminer la meilleure façon de soutenir son plan de traitement.
Selon les données probantes actuelles, la thérapie de soutien de courte durée, la thérapie d’exposition narrative (TEN), ainsi que la désensibilisation et le retraitement par les mouvements oculaires (DRMO) sont les meilleurs moyens de soutenir la santé mentale des immigrants et des réfugiés.
Une thérapie qui a été bien documentée est l'EMDR qui est la désensibilisation des mouvements oculaires et le retraitement. Il s'agit d'une thérapie qui tente d'intégrer les émotions et les souvenirs liés à un événement traumatique en utilisant le mouvement des yeux afin de réintégrer l'expérience traumatique, et de réduire les émotions difficiles que cette expérience traumatique a pu causer. Il y a beaucoup de documentation à ce sujet, mais c'est généralement une thérapie qui est bien accepté par les réfugiés car elle semble ressembler plus aux manières que leur culture comprennent la guérison parce que c'est le genre de thérapie qui intègre à la fois l'organique, par l'utilisation des mouvements oculaires, cette thérapie utilise le corps d'une certaine manière, l'un des sens les plus importants, tout en intégrant les émotions cognitives et les souvenirs de l'événement traumatique.
La thérapie narrative d'exposition (NET) consiste à raconter notre histoire. Nous avons tous en nous l'histoire de notre passé, de notre présent, et de ce que sera notre avenir. Nous avons aussi l'histoire de notre communauté. Lorsque nous avons vécu un traumatisme important, répétitif, et historique, notre récit, nos histoires, à la fois personnelles et de groupe, peuvent devenir trop focalisées sur les aspects traumatisants, comme si tous les aspects de nos vies étaient réduits au traumatisme que nous avons vécu, et tout est alors interprété à travers ce traumatisme, et cela signifie que nous continuerons à souffrir et à subir les conséquences négatives du traumatisme que nous avons vécu. Donc, ce que NET essaie de faire, c'est d'inclure ce traumatisme, de reconnaître le mal, de le garder dans le récit, mais d'ouvrir ce récit et d'y inclure tous les autres aspects positifs et résilients de notre passé, de notre présent et de notre futur individuel et aussi de groupe . L'idée est de reconstruire un récit plus constructif, plus positif, plus riche, plus nuancé que de simplement limiter toute notre vie, tout notre être, aux incidents traumatisants que nous avons vécus. En faisant cela, en racontant une histoire qui incluent les douleurs et les traumatismes, mais qui incluent aussi d'autres expériences et des facteurs de résilience, nous pensons que les individus et les communautés guériront progressivement. Les expériences traumatisantes seront présentes et feront toujours partie de leur histoire, mais leur impact ne sera pas aussi négatif et créera moins de souffrance. Ces expériences traumatisantes feront partie du récit et elles ne seront pas ressenties comme si elles étaient encore vécues aujourd'hui, dans le présent.
Je pense qu'il est très important d'intégrer les croyances religieuses et spirituelle dans nos évaluations ainsi que dans nos thérapies Nous savons que si nous ne posons pas de questions précises sur ces aspects ils ne seront peut-être pas soulevés Il est donc important dans une évaluation psychiatriqu de poser ces questions et d'en discuter avec les patient d'une manière qui les met à l'aise. Cela peut permettre de fournir beaucou d'informations utiles sur leur cercle social sur leurs croyances, sur les choses qui sont importantes pour eux et parfois très personnelles. J'ai lu un article de Rob Whitley intitulé : « La compétence religieuse comme compétence culturelle ». Je souscris pleinement à cette idée et je pense que c'est parfois un aspect sous-estimé de l'évaluation psychiatrique de poser des questions sur les croyances religieuses et spirituelles. Certains questionnent si c'est utile comme information quand on fait une première évaluation, lorsqu'on collecte des données d'identification telles que le pays d'origine, de quel groupe ethnique ou culturel vient un individu, quelle langue parle-t-il... Mais là où je trouve que cela se fait de manière plus naturelle et plus facilement, c'est lors de l'examen de l'état mental ou lorsque vous faites l'historique des préoccupations actuelles en posant des questions sur les idées suicidaires, le désespoir ou les raisons de vivre, cela peut être le moment adéquat pour demander : "faites-vous partie d'une religion ou d'une foi?" ou : "avez-vous des croyances spirituelles qui vous permettent de passer à travers des moments difficiles ?" et ensuite de voir ce que les gens répondent. Et quand ils répondent : "oui, vous savez, je ne pourrais jamais me suicider parce que ma foi ne le permet pas." Cela peut être une très bonne information protectrice à connaître et vous pouvez ensuite travailler avec les individus pour essayer d'améliorer et de vous connecter encore plus à leurs soutiens religieux.
Traitement faisant appel aux technologies mobiles et vidéo ainsi qu’à Internet pour évaluer la santé mentale du client et lui prodiguer un traitement, à distance, ainsi que pour fournir des services aux communautés éloignées et insuffisamment desservies.
Examen des relations antérieures, de la capacité d’intimité et des relations actuelles.
Collaboration avec le client pour l’aider à se remettre en utilisant des méthodes ancestrales adaptées à sa culture.
Méthode qui consiste à aider le client à raconter les traumatismes vécus jusqu’à ce qu’ils ne lui causent plus d’anxiété.
Programme qui met en relation des réfugiés avec des bénévoles qui présentent et mettent en relation les nouveaux arrivants avec des activités au sein de la communauté.
Traitement interdisciplinaire dans le cadre duquel le thérapeute aide le client à parler de ses problèmes et à les analyser en exprimant sa créativité.
Ressources individuelles et communautaires importantes pouvant avoir un effet considérable sur la santé physique, mentale,
Fournir aux participants des renseignements exacts et fiables tout en les aidant à développer leurs habiletés d’adaptation et de résolution de problèmes et à former un réseau de soutien.
Thérapie pratique axée sur la prise de conscience des effets que les pensées, les attitudes, les attentes et les croyances personnelles peuvent avoir sur la tristesse ressentie.
Technique utilisée pour traiter la réaction aux traumatismes en stimulant les mécanismes naturels de traitement de l’information du cerveau, ce qui permet de traiter normalement et d’intégrer l’information traumatisante « bloquée ».