L’équité en santé renvoie au fait que tous doivent avoir la possibilité d’atteindre leur potentiel de santé et que personne ne doit en être empêché en raison de la race, de la religion, de la classe sociale, de l’âge, du statut socioéconomique ou d’autres circonstances liées à des facteurs sociaux (Centre de collaboration national des déterminants de la santé, 2013; Whitehead et Dahlgren, 2006).
L’équité en santé repose sur les principes de l’éthique, des droits de la personne et de la justice sociale (Braveman et coll., 2011; ministère de la Santé et des Soins de longue durée [MSSLD], 2012). Elle nécessite la distribution équitable des ressources nécessaires à une bonne santé, un juste accès aux possibilités et un soutien équitable des personnes malades (Whitehead et Dahlgren, 2006 p. 5).
On entend par inégalités en santé les différences au chapitre de l’état de santé ou de la distribution des ressources en matière de santé parmi divers groupes en raison des conditions sociales dans lesquelles les gens naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent (Whitehead et Dahlgren, 2006; Association canadienne de santé publique, 2021). Ces différences sont systématiques, structurées, inéquitables, injustes et peuvent donner lieu à des actions par opposition à des différences aléatoires ou attribuables aux personnes qui tombent malades (Whitehead, 1992).
L’accès inégal aux déterminants sociaux de la santé contribue aux inégalités en santé parmi les souspopulations. Pour réduire les disparités en matière de santé, il faut en comprendre les causes et savoir ce dont les immigrants et les réfugiés ont besoin pour s’établir, s’intégrer et s’épanouir.
La prestation des programmes de santé mentale ou d’installation destinés aux nouveaux arrivants ne doit pas exacerber les inégalités. Les programmes peuvent avoir un effet positif ou négatif sur la santé des communautés vulnérables ou marginalisées.
Quel est l’effet de mon service ou de mon intervention sur l’équité en santé pour les immigrants et les réfugiés?
Les effets seront-ils différents parmi les clients? Est-ce que certains clients ont le même accès aux soins ou aux résultats en matière de santé pris dans leur ensemble?
Ce programme ou cette intervention aura-t-il des effets imprévus sur d’autres communautés marginalisées ou groupes de nouveaux arrivants?
Recueillez des données sociodémographiques sur les immigrants et les réfugiés de la région ou de la population ciblée que vous servez.
N’oubliez pas que même s’ils sont originaires du même pays, les nouveaux arrivants peuvent afficher des différences sur le plan de la religion, de l’origine ethnique, de la classe sociale, du genre, du statut socioéconomique, de la maîtrise de la langue et du temps écoulé depuis leur installation au Canada. Ces différences peuvent être encore plus marquées s’ils proviennent de plusieurs pays.
De concert avec les immigrants et les réfugiés, déterminez les effets possibles du programme ou de l’intervention sur le groupe desservi.
Communiquez avec le client dans sa langue d’une manière adaptée à sa culture.
Le mode de communication privilégié variera d’un groupe à un autre. Déterminez le meilleur moyen de communiquer avec le public cible. Tenez compte du message et de son mode de communication.
Offrez des programmes et des services adaptés à la culture afin que les utilisateurs en soient satisfaits, qu’un plus grand nombre de personnes s’en prévalent et continuent d’y avoir recours et qu’elles obtiennent de meilleurs résultats en matière de santé.
Fournissez des services d’interprétation, car ils sont essentiels pour accroître la portée des services et réduire les disparités en ce qui concerne les résultats obtenus en matière de santé par les personnes qui ne maîtrisent pas l’une ou l’autre des langues officielles du Canada.