Le « patrimoine multiculturel » du Canada est enchâssé dans la Loi constitutionnelle de 1982. Or, dans les faits, le Canada n’est pas une nation multiculturelle (Roberts et Doob, 1997). Cette loi est en vigueur depuis plus de 40 ans. Les personnes racialisées vivent dans des conditions de racisme qui n’ont pas changé depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale et qui se sont aggravées depuis les années 1990 (Roberts et Doob, 1997; Walcott, 2019).
Efforcez-vous d’écouter de façon active, c’est-à-dire d’écouter pour comprendre plutôt que pour réagir. Lors de vos interactions, ne supposez pas que vous connaissez ou que vous comprenez les expériences que vivent les communautés marginalisées, particulièrement celles avec lesquelles vous ne vous identifiez pas. Si une personne vous fait part de ses expériences, assurez-vous de les affirmer et de les valider, tout en prenant garde à l’espace que vous occupez.
En voici des exemples :
Amorcez une conversation respectueuse avec vos proches lorsqu’ils font des commentaires problématiques. Pour ce faire :
Même si la race est un construit social, elle a des conséquences réelles qui continuent de reproduire et de maintenir des conséquences matérielles et structurelles. Les réalités sociales de la race déterminent l’état de santé et son évolution. La racisation est un cycle d’expansion et de reproduction. Le processus de racisation se transforme avec le temps et est caractérisé par une continuité qui lui est propre. À l’échelle macroscopique, un ensemble hiérarchique de forces et d’obstacles fait en sorte que le système de santé immobilise et amenuise, à dessein, les personnes racialisées.
L’asservissement des Africains demeure une source de stress traumatique pour les Noirs. De plus, les traumatismes infligés aux Premières Nations, aux Inuits et aux Métis, y compris les pensionnats, les massacres et leur retrait violent et forcé de leurs terres ancestrales, sont une perte commune grave et une source de stress traumatique.
Où mon pouvoir et mon privilège rencontrent-ils mes situations de défavorisation? Comment est-ce que je réponds des privilèges que je n’ai pas mérités? Comment puis-je éviter de me mettre dans mes situations de défavorisation lorsque je fais souffrir l’autre? À partir de la position de pouvoir que j’occupe en tant que thérapeute, que dois-je faire pour ne pas me mettre à la place de la personne opprimée dans la relation en raison d’une autre situation de défavorisation? Comment puis-je éliminer mes propres situations de défavorisation si elles ne sont pas utiles?
Qui, par solidarité, peut m’aider, nous aider ou aider notre organisme à laisser place à l’inconfort, à la responsabilisation et à la restauration des relations de pouvoir? Quelles idées, pratiques et expériences vécues peuvent m’aider ou nous aider à y parvenir?
Comment, en tant que professionnel(le), puis-je me tenir responsable – et tenir mon équipe, mon organisme et ma profession responsables – des transgressions de pouvoir? Comment puis-je inviter les clients à signaler ces transgressions dans un climat de sécurité et de confiance? Quelles structures et pratiques permettent ce signalement afin qu’il soit toujours utile et prévisible?
Quelle est ma réaction face au pouvoir d’un moment à l’autre et dans le contexte de l’interaction? Comment puis-je résister à la vertu, à l’affectation et au confort que me procure la déclaration vertueuse de mon privilège alors que je ne fais rien pour l’atténuer, par exemple, quand je parle du privilège blanc et que je domine l’espace? Comment puis-je attirer, accepter et retenir l’inconfort requis pour rendre des comptes sur mon accès au pouvoir?
Utilisez toujours des compétences adaptées à la culture lorsque vous conceptualisez un cas, effectuez des interventions, élaborez des plans de traitement et déterminez les pratiques de guérison appropriées.
Trouvez des organismes qui œuvrent au sein des communautés afin d’améliorer la vie des personnes affectées par le racisme de façon disproportionnelle.