L’antioppression consiste à éliminer les inégalités associées au manque de dignité, de droits de la personne, de ressources sociales et de pouvoir (Dominelli, 2008). Elle a pour but de promouvoir et de maintenir les droits, l’équité, le bien-être et l’autonomie au microniveau et au macroniveau. L’antioppression met l’accent notamment sur l’habilitation, l’éducation, la formation d’alliances, la langue, les stratégies de guérison alternatives, la défense des intérêts, la justice sociale, l’activisme et la réflexivité (Corneau et Stergiopoulos, 2012).
La pratique axée sur l’antioppression encourage une communication ouverte et franche afin d’élaborer des stratégies qui construisent le pouvoir de façon à éliminer les inégalités systémiques au niveau des individus, des groupes et des institutions plutôt qu’à créer et à reproduire un climat d’oppression (Yee et coll., 2006).
Vous pouvez également faire le point sur vos propres expériences en lien avec les inégalités raciales et en santé (p. ex., situations où les patients et le personnel prennent des décisions ensemble).
Croyez-vous que vous contribuez à perpétuer l’oppression systémique au sein de votre organisme? Si oui, comment? Si non, pourquoi?
Estimez-vous qu’il vous incombe de sensibiliser le personnel, les utilisateurs des services, les clients et les familles aux enjeux de la race et de l’oppression? Pourquoi? Pourquoi pas?
Quelles inégalités y a-t-il au sein de votre organisme et quelles mesures concrètes pouvez-vous prendre, vous-même et les autres employés, pour y mettre fin?