Le cheminement que les gens suivent pour obtenir de l'aide lorsqu'ils ont un problème de santé physique ou mentale ou une maladie physique ou mentale s'appelle le cheminement menant au traitement. Il est souvent complexe et comprend une série de points d'accès. Le cheminement que suit une personne est influencé par divers facteurs comme les liens sociaux, le revenu, l'emploi et les contacts passés avec des professionnels de la santé. Ces facteurs peuvent aider les gens à recevoir des soins ou les en empêcher. De plus, ils peuvent influencer le type de soins demandés au départ (Anderson et coll., 2014; Birnbaum et coll., 2017; Kutcher et Wei, 2012).
Un grand nombre de personnes se tournent d'abord vers leur médecin de famille pour obtenir des soins en santé mentale.
Certaines communautés et personnes sont plus susceptibles de se tourner d'abord vers d'autres fournisseurs de soins comme des membres du clergé ou des guérisseurs traditionnels pour obtenir des soins en santé mentale, ou encore de prendre des médicaments traditionnels ou des produits à base d'herbes médicinales, de faire du tai-chi ou de consulter un naturopathe. Elles peuvent décider de procéder ainsi en raison de leurs convictions personnelles ou parce qu'elles croient que les services de santé mentale traditionnels ne correspondent pas à leurs valeurs ou ne répondent pas à leurs attentes, ou parce qu'elles n'ont pas l'habitude d'y avoir recours pour obtenir de l'aide.
En raison de leurs croyances, parce qu'elles comprennent mal leur maladie ou parce qu'elles ne sont pas conscientes de leur problème, certaines personnes demandent des soins uniquement lorsqu'elles sont en situation de crise et gravement malades. Dans ce cas, leur premier point d'accès peut être la police, les ambulanciers (services médicaux d'urgence), une équipe mobile d'intervention d'urgence ou un service communautaire d'aide aux personnes en situation de crise, qui n'est pas offert dans tous les centres communautaires.
Le recours aux médias sociaux comme Facebook, Whatapp et Twitter pour obtenir de l'information lors de l'apparition de symptômes est un phénomène récent. Les jeunes sont particulièrement susceptibles d'y avoir recours. Ces points d'accès peuvent être une bonne source d'information et de soutien pour les immigrants et les réfugiés, car ils leur permettent de communiquer dans leur langue. Toutefois, l'information qui circule sur les médias sociaux peut être inexacte.