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2.2.4

Psychose

Plusieurs troubles, dont la schizophrénie, sont classés dans la catégorie « schizophrénie et troubles psychotiques ». Quant à lui, le trouble bipolaire fait partie de la catégorie « trouble bipolaire et troubles connexes » (APA, 2013b). On décrit parfois les symptômes psychotiques comme le fait pour une personne de perdre contact avec la réalité. Par exemple, pour certains de ces symptômes comme les hallucinations et les idées délirantes, la personne peut voir, entendre, sentir ou goûter des choses qui ne sont pas là ou avoir des croyances erronées bien ancrées qui ne correspondent pas à celles de sa culture.

Les symptômes de la psychose peuvent varier d’une personne à l’autre et changer avec le temps. Voici certains des symptômes les plus courants :

Taux : Similitudes et différences

Les taux de psychose parmi les immigrants de première génération sont semblables à ceux de la population générale (Anderson et coll., 2015). Toutefois, il y a des différences entre les groupes d’immigrants.

Les taux de troubles psychotiques des réfugiés sont plus élevés que ceux des immigrants, quel que soit leur pays d’origine, sauf pour ce qui est des réfugiés et des immigrants non réfugiés provenant de l’Afrique subsaharienne, dont les taux élevés sont semblables à ceux des immigrants (Hollander et coll., 2016).

Évaluation

Il faut tenir compte de plusieurs facteurs lors de l’évaluation des symptômes psychotiques des nouveaux arrivants :

Video : Facteurs dont il faut tenir compte lors de l’évaluation interculturelle

Avec la Dre Lisa Andermann, (psychiatre, Hôpital Mount Sinai, et professeure adjointe de psychiatrie, Université de Toronto)

Points à considérer lors des évaluations interculturelles Les évaluations des immigrants et des réfugiés en ce qui a trait aux catégories psychiatriques comme le TSPT ou la psychose peuvent se manifester de différentes façons. Personnellement, j’utilise seulement l’évaluation clinique pour diagnostiquer un état psychiatrique. Il est assez compliqué de trouver des outils d’évaluation et des tests standardisés qui soient adaptés à cette population, qui soient faciles à traduire et à remplir par nos clients nouveaux arrivants. Les évaluations cliniques nous donnent la possibilité de connaître la personne en profondeur ainsi que, si possible, d’avoir l'opportunité d’obtenir d’autres renseignements par des membres de la famille et, si le patient est d’accord bien sûr, par un agent d’établissement ou par n’importe quelle autre personne qui appartient à leur communauté et lui apporte son aide. En ce qui a trait au TSPT, une étude clinique du comportement quotidien ainsi qu’un dépistage des symptômes nous donne les informations dont nous avons besoin pour faire un diagnostic. En revanche, en terme de psychose, nous devons faire un peu plus de recherche quant à la signification de divers symptômes liés à la culture. Par exemple, des personnes pourraient avoir des manières différentes d’exprimer des idées psychotiques dans différentes cultures et il est aussi important de s’assurer que des choses comme des croyances spirituelles, traditionnelles ou culturelles ne soient pas mal interprétées comme étant psychotiques. En particulier chez les jeunes individus ayant leur premier épisode psychotique, j’enverrais également le patient en consultation afin de m’assurer que rien n’ait été omis en le référant à une clinique de premier épisode psychotique.