En général, l'effet de la bonne santé des immigrants ne se manifeste pas aussi souvent chez les enfants immigrants que chez les adultes. Cela signifie qu'ils sont en meilleure santé à leur arrivée au pays que les enfants nés au Canada (Vang, Sigouin, Flenon et Gagnon, 2017).
De plus, les taux de troubles mentaux des enfants immigrants sont généralement égaux ou inférieurs à ceux des enfants nés au pays et leurs taux de troubles liés à l'usage d'une substance sont inférieurs à ceux des enfants nés au Canada, bien que les taux de pauvreté et le stress économique soient supérieurs (Gadermann et coll., 2022; Kwak et Rudmin, 2014; Kwak, 2016; Hamilton, van der Maas, Boak et Mann, 2013). Toutefois, il ne faut pas oublier qu'il peut y avoir des variations importantes entre les enfants immigrants, car de nombreux facteurs ont une incidence sur leur santé mentale.
Selon des enquêtes à grande échelle menées dans les communautés, les taux de troubles psychiatriques chez les jeunes immigrants ne sont pas plus élevés que ceux relevés chez les enfants nés au Canada (Kirmayer et coll., 2011). Ces résultats pourraient être attribuables à la cohésion familiale, à la façon différente dont les parents élèvent leurs enfants, aux attentes plus élevées des parents, ainsi qu'à la supervision et à la surveillance plus étroites des jeunes. Cela dit, la santé mentale des enfants immigrants peut être influencée par des facteurs semblables à ceux ayant une incidence sur la santé mentale des enfants en général (Beiser, 2010).
Les garçons sont plus susceptibles que les filles, et les jeunes sont plus susceptibles que leurs aînés, d'avoir des problèmes comportementaux (Beiser et coll., 2002; Beiser, 2010).
Comme c'est le cas pour les enfants en général, la dépression maternelle accroît la probabilité de problèmes affectifs chez les enfants immigrants (Beiser, 2010).
Statistiquement parlant, les troubles liés à l'usage d'une substance sont moins fréquents chez les jeunes immigrants qu'ils ne le sont chez les jeunes nés au Canada (Hamilton, van der Mass, Boak et Mann, 2013).
Le risque d'éprouver un tel trouble semble s'accroître avec les années passées au Canada et selon le degré d'acculturation (Korczak, 2015).
Il y a des jeunes qui consomment des substances:c'est le processus naturel de découverte.On est naturellement curieux quand on est adolescent. Nous voyons ici des jeunes souffrant de troubles concomitants. Beaucoup d'entre eux continuent de consommer des substances et cela devient plus qu'une habitude récréative. Souvent, nous voyons ici que les jeunes ont tendance à consommer des substances pour faire face aux facteurs de stress dans leurs vies.On leur parle souvent du fait qu'on se retrouve tous confrontés à des facteurs de stress et nous avons tous des manières différentes d'y faire face. Souvent, si une personne a commence à consommer des substances très jeune et que c'est de cette manière qu'elle arrivait à faire face au stress, cette personne n'a donc pas appris qu'il était possible d'y faire face autrement pendant la transition d'adolescent à jeune adulte. Souvent ils reviennent à la consummation de substance pour gérer les facteurs de stress.Ces facteurs de stress peuvent être l'ennui, les conflits familiaux, les conflits relationnels. Ils peuvent aussi se présenter sous la forme de symptômes que ces personnes ressentent car elles ont des problems de santé mentale mal diagnostiqués. Elles se sentent alors anxieuses ou depressives et consommer des substances deviant une manière rapide de se sentir soulagé. Elles se sentent mieux à court terme. Mais ce que nous savons est que plus elles consomment des substances pendant une longue période, plus elles risquent de connaître des conséquences négatives. Et c'est là que la consommation de substances peut vraiment devenir problématique car elle peut avoir un impact plus grand sur leurs vies.
Les jeunes immigrants peuvent avoir de la difficulté à s'intégrer à une nouvelle culture tout en préservant leur culture d'origine. Pendant le processus d'acculturation, les jeunes peuvent avoir des conflits avec leurs parents et les membres de leur famille dont les idéaux et les valeurs diffèrent de ceux qu'ils adoptent. En général, les enfants et les parents qui adoptent les pratiques culturelles et les traditions du Canada et de leur pays d'origine obtiennent de meilleurs résultats que ceux dont l'identité ethnique n'est pas aussi développée ou qui ont été entièrement assimilés (Costigan et coll., 2010).