Les enfants réfugiés sont plus susceptibles de vivre des expériences négatives avant et pendant la migration que les enfants immigrants, ce qui accroît leur risque d'être aux prises avec des problèmes de santé mentale et des maladies mentales après la migration. Lorsque vous en prendrez connaissance, n'oubliez pas que ces facteurs n'agissent pas en vase clos. Ils sont étroitement liés les uns aux autres et, dans bien des cas, interagissent les uns avec les autres (APA, 2010).
En général, peu avant la migration, les activités sociales et scolaires des enfants sont interrompues ou prennent fin. Les conflits armés et les autres actes de violence organisée déstabilisent les fondements de la vie des enfants, car ils désintègrent les familles et les communautés, détruisent la confiance entre les gens et interrompent les études et les services de santé. La plupart des enfants réfugiés endurent un stress et des épreuves incroyables pouvant accroître le risque qu'ils soient aux prises avec des problèmes de santé mentale et des maladies mentales, ce qui peut affecter leur développement affectif, cognitif et social (APA, 2010; Fazel et Stein, 2002).
De plus, pendant la migration, il se peut que les jeunes soient séparés de leurs parents et ne bénéficient plus du soutien physique, financier et affectif de leur famille. Les enfants et les adolescents non accompagnés et ceux dont les conditions de vie sont instables ont un risque plus élevé de problèmes de santé mentale et de maladies mentales (Kahn et coll., 2020).
Les enfants déplacés peuvent également vivre des expériences traumatisantes associées à l'immigration comme la victimisation et la violence dans les lieux de passage comme les camps de réfugiés, ou lorsqu'ils traversent une frontière clandestinement ou sont détenus sans leur famille (Mares, 2021).
Cela dit, des études ont démontré que la santé mentale d'un grand nombre d'enfants ayant été exposés à la guerre et à la violence politique est relativement bonne (Betancourt, 2008; Rousseau et coll., 2003). Malgré une vulnérabilité accrue aux problèmes de santé mentale et aux maladies mentales, les enfants réfugiés possèdent une force et une résilience remarquables qui les aident à surmonter les difficultés et à s'adapter à un nouvel environnement (Ellis et coll., 2019).
Reconnaissant que les enfants ont des besoins différents de ceux des réfugiés adultes lorsqu'ils demandent le statut de réfugié, la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR) du Canada a publié des directives applicables aux enfants qui demandent le statut de réfugié.