La pharmacothérapie est utilisée pour traiter les troubles mentaux. Toutefois, la médication devrait toujours s’inscrire dans le cadre d’un plan de traitement plus vaste. Les médicaments ne sont qu’un des outils pouvant être utilisés pour traiter les troubles mentaux. Les cliniciens devraient envisager de les greffer à d’autres traitements et non les considérer comme le seul moyen de traiter ces troubles.
Le non-respect de la médication est un problème courant parmi toutes les populations. Un grand nombre de personnes hésitent à prendre les médicaments qui leur ont été prescrits ou cessent de les prendre (Bulloch et Patten, 2010; Cramer et Rosenheck, 1998; Osterberg et Blaschke, 2005). C’est le cas dans la plupart des situations pour presque tous les médicaments prescrits aux personnes souffrant d’une maladie de longue durée (Bulloch et Patten, 2010).
Obtenir des renseignements sur le trouble de santé et avoir des connaissances à ce sujet
Bien communiquer
Avoir confiance envers la relation entre le fournisseur de soins de santé et le client
Oublier de prendre le médicament
Avoir une attitude négative à l’égard des médicaments
Ne pas avoir respecté un traitement médicamenteux dans le passé
Ne pas planifier le congé adéquatement
Se sentir mieux
Éprouver des effets secondaires
Oublier de prendre une dose du médicament ou la prendre en retard
Parmi les facteurs qui favorisent le respect du plan de médication, citons les suivants : niveau d’instruction élevé, emploi, bonne situation financière et mariage ou partenariat. Ces facteurs indiquent que le statut socioéconomique et le soutien social pourraient avoir un effet positif sur le respect de ce plan (Gast et Mathes, 2019).
Selon le trouble mental et le médicament, il peut y avoir diverses façons d’améliorer le respect de la médication (voir les exemples donnés dans Chong et coll., 2011; Nose et coll., 2003; Osterberg et Blaschke, 2005; Thompson et McCabe, 2012). Par exemple, pour les groupes de réfugiés et d’immigrants, on peut faire participer les membres de la famille aux discussions sur les divers traitements possibles (Kirmayer et coll., 2011). La participation de membres de la famille peut renforcer l’alliance thérapeutique, habiliter la famille et accroître le respect du plan de traitement (Kirmayer et coll., 2011). Toutefois, le non-respect de la médication ne doit pas nécessairement être considéré comme un problème à régler. Si le client ne veut pas prendre les médicaments qui lui ont été prescrits et préfère suivre un autre traitement, il s’agit généralement d’un pas dans la bonne direction.